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Etre vu la nuit : clef de la sécurité

Un tiers des accidents corporels a lieu la nuit, et ils représentent près de la moitié du nombre de tués. Pourtant le trafic y est quatre fois plus faible. Fréquence d'accident plus grande, gravité accrue, le risque d'être tué sur la route est quatre fois plus grand de nuit que de jour.

 Nbre (1)
accidents corporels
 Jour
84 053
 Nuit
40 334
 Nbre tués  4 499  3 938
 Nbre tués pour 100 accidents  5,4  9,8

Parmi les usagers de la route, les piétons et les cyclistes sont les plus menacés, mais ils ne le savent pas. Ils se croient en sécurité car ils se voient entre eux sans problème et voient bien les phares des véhicules.
Il en va tout autrement de l'automobiliste. Les reflets qui existent derrière les pare-brise empêchent de discerner les piétons et les vélos mal ou non éclairés, tout particulièrement par temps de pluie et lors du croisement d'un autre véhicule.
Dans ces conditions, la visibilité de 30 m au maximum (portée des feux de croisement) est trop limitée pour éviter l'accrochage.
Lors d'un accident avec un piéton, l'automobiliste dira toujours et le plus souvent de bonne foi « Je ne l'ai pas vu ! ».

Pour se protéger, VOIR ne suffit pas, il faut aussi ETRE VU et pour cela :

  • porter des vêtements clairs, équiper les vêtements de pluie et les cartables d'écoliers d'éléments réfléchissants,
  • éclairer les vélos à l'avant comme à l'arrière,
  • et toujours bien se montrer, pour bien se faire voir en traversant une rue par exemple.


La sensibilisation des enfants aux dangers de la rue la nuit, constitue l'une des actions menées dans les écoles par l'association.
Cette action éducative est réalisée avec l'accord de l'Inspection Académique et le concours financier de la Préfecture, du Conseil Général et de plusieurs municipalités.
Elle consiste, à mettre à la disposition des enfants, des auto-collants rétro-réfléchissants (4000 en 1999) qu'ils sont invités à coller sur leurs cartables. L'action est complétée par une animation et par la distribution de brochures explicatives destinées aux maîtres et aux parents.
Conscients de la portée limitée de cette campagne qui ne concerne chaque année que 15 % seulement des enfants des écoles élémentaires, nous souhaitons des relais plus opérationnels et une aide accrue de la part des pouvoirs publics.
Enfin, l'association mène une campagne auprès des fabricants pour obtenir la mise sur le marché de cartables et vêtements de pluie sécurisés (bandes rétro-réfléchissantes) à des conditions de prix avantageuses. Parents, exigez dans vos achats, ces produits ainsi équipés.


Source : (1) Bilan annuel 1998 de l'O.N.I.S.R. (Office Interministériel de Sécurité Routière).