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Encore et toujours la vitesse

Des faits têtus

Chaque semaine dans notre région, la presse nous relate des accidents où la vitesse est en cause. Les statistiques officielles, établies à partir des enquêtes de la gendarmerie ou de la police montrent que la vitesse est impliqués dans 50% des accidents mortels. A chaque réunion publique, dans nos villes et nos villages, la vitesse de la circulation y est maintes fois dénoncée montrant par là combien elle fait peur.

Malgré ces faits massifs, le refus par beaucoup de considérer la vitesse comme dangereuse, est aussi têtu que les faits eux-mêmes.

Certes, la vitesse est rarement seule en cause. Les enquêtes font souvent apparaître un autre facteur : manque d'expérience du conducteur, mauvaise estimation des distances ou des vitesses, alcool ou fatigue, défaut de signalisation,  mauvaise approche ou erreur de conduite dans un virage, faute ou simple hésitation d'un autre usager etc.

La vitesse s'accompagne aussi d'une conduite à risque caractéristique du conducteur trop pressé : dépassement hasardeux, distance de sécurité non respectée, refus ou abus de priorité, accélération au feu orange, non prise en compte des intentions signalées des autres usagers.

La vitesse (excessive ou inadaptée) n'est pas uniquement un facteur aggravant (ce que tout le monde reconnaît), elle est souvent le facteur déclenchant ou celui qui empêche d'éviter l'accident.

Sinon comment expliquer que 81% des accidents corporels se produisent dans des portions de route droite, que 45 % des accidents mortels impliquent un seul véhicule.

Effets pervers des améliorations

Les responsables de l'équipement savent bien que dès que l'on rectifie un virage ou que l'on améliore le revêtement, l'on constate un accroissement des vitesses et une augmentation des accidents graves sur le tronçon aménagé. (sauf en ce qui concerne les deux fois deux voies qui améliorent toujours la sécurité ; mais il n'est pas envisageable de transformer toutes nos routes nationales et départementales en autoroutes)

Le paradoxe est, qu'après avoir aménagé la route pour accroître le confort de la conduite,  les services de l'équipement sont sollicités pour installer des dispositifs destinés à casser la vitesse (chicanes ou dos d'âne). Peut-on rêver du jour où les conducteurs seront assez sages et responsables pour profiter du confort d'une route sans se croire obligés d'appuyer sur le champignon ?

Rôle des limitations de vitesse

Le maître mot du code de la route est que le conducteur doit rester maître de son véhicule. Ceci implique qu'il adapte toujours sa vitesse aux circonstances.

Théoriquement, cette règle de bon sens devrait suffire, mais son application suppose une intelligence parfaite de la conduite et de son environnement  ce qui est humainement inaccessible.

Le législateur a donc en quelque sorte un peu mâché le travail aux conducteurs en imposant des limitations de vitesse en fonction des grandes circonstances de la conduite : sur autoroute, sur nationale, en ville ou en zone scolaire. Ces limitations ne dispensent pas le conducteur de la règle de base rappelée plus haut. Leur respect permet d'être en mesure de gérer au mieux les événements imprévus qui peuvent à tout moment survenir.

 


 

© 2001-2004 LCVR - Derniere modification le 14 décembre 2004.