Les grands dossiers de la ligue

Imprimer

L’efficacité des contrôles

Vérification de l'efficacité des contrôles
Comme toute activité, le système de contrôles-sanctions doit faire l'objet d'une évaluation de son fonctionnement et de son efficacité en accord avec l'objectif recherché.
Une telle évaluation doit permettre de mieux cibler les contrôles pour les rendre encore plus pertinents et plus efficaces.

Elle doit se fonder sur l'analyse d'indicateurs objectifs et mesurables.

  • Evaluation à chaque niveau (police, gendarmerie, Préfecture), des procédures qui n'aboutissent pas,
  • Suivi localement d'un indicateur du taux de port de la ceinture de sécurité,
  • Suivi localement d'un indicateur des vitesse pratiquées,
  • Suivi des taux de passage aux feux rouges,
  • Suivi du respect des passages piétons,
  • Suivi dans chaque département, des résultats des contrôles d'alcoolémie et adaptation en conséquence du lieu du nombre et du moment des contrôles à réaliser.

Les projets du Gouvernement
Une "instance d'évaluation des politiques locales de contrôle et de sanction pour améliorer la sécurité routière" a été mise en place courant avril par le ministre des Transports.
C'est une bonne nouvelle.
Selon les propos du ministre, « Si l'intensification des contrôles est désormais mieux acceptée pour lutter contre l'insécurité routière l'organisation du système de contrôles et de sanctions devrait devenir plus lisible et plus équitable pour atteindre un véritable consensus social et favoriser ainsi son effet dissuasif".
Nous ne pouvons qu'approuver de tels propos tout en regrettant qu'ils soient tenus si tardivement.
Toutefois, nous ne nous réjouirons vraiment que lorsque les faits suivront les paroles.


Des moyens à la hauteur
Naturellement, un tel programme de contrôles ne se fera pas à effectifs et à moyens financiers constants. Les limites d'amélioration du système par un simple redéploiement des personnels disponibles seront vite atteintes. Pour une action efficace il faudra affecter des moyens nouveaux Les Pouvoirs Publics doivent donc affecter à cette activité essentielle pour la sécurité routière, un budget à la hauteur de l'enjeu.
Nous avons déjà signalé l'économie qui résulterait d'une réduction de moitié du nombre des accidents. C'est de 60 milliards de francs par an qu'il s'agit (9 milliards d'euros). Avec cet objectif en perspective, le financement de 10 000 agents supplémentaires avec leur équipement ne devrait pas poser de question.
Par ailleurs, il n'est pas inutile de rappeler que la réduction du nombre des accidents qui découlera d'une politique dynamique de prévention, libérera pour d'autres missions, des effectifs actuellement occupés à gérer les accidents. L'effort demandé ne sera donc qu'un investissement passager.


Pour conclure
Nous sommes convaincus qu'une politique déterminée et bien expliquée de contrôles fréquents et persévérants sera bien acceptée par les usagers.
La loi sera enfin respectée et des vies seront sauvées.